# Repères — audit du questionnaire à situations

Version : 2.0 · situations. Audit de conception et de calcul, 19 septembre 2026.

## Conclusion

Le questionnaire peut décrire des préférences et calculer des distances exploratoires à un corpus historique de partis. Il ne dispose pas d’une validation psychométrique auprès de personnes. Il ne permet pas de certifier une identité politique, une probabilité de vote ou une compatibilité individuelle avec un candidat de 2027.

Cette version renforce la traçabilité, la couverture des sujets et le contrôle de sensibilité. Les essais logiciels ne démontrent pas l’efficacité psychométrique du test.

## Constats sur la version précédente et corrections

| Constat | Conséquence | Correction |
| --- | --- | --- |
| Questions essentiellement abstraites ; modalités génériques | Compréhension et interprétations variables | 28 situations, choix rédigés individuellement et interprétation consultable |
| Repères économiques et sociétaux généraux inclus avec leurs sous-dimensions | Risque de recouvrement conceptuel | Deux repères conservés pour le portrait, exclus des distances |
| Santé, école, logement, retraites, nucléaire, agriculture, travail et dette non détaillés | Couverture incomplète de sujets majeurs | Huit situations supplémentaires ; aucune position de parti inventée |
| Un seul bouton pour passer | Impossibilité de distinguer absence d’avis et inadéquation des options | Deux motifs séparés, conservés uniquement en mémoire |
| Comparaison possible sans couvrir tous les thèmes | Un résultat global pouvait masquer des absences thématiques | Couverture minimale dans chacun des six thèmes et seuil global renforcé |
| Une priorité pouvait changer le poids relatif d’un thème entier | Interprétation moins directe des poids | Normalisation des priorités à l’intérieur de chaque thème |
| Un classement unique malgré les choix de méthode | Risque de surinterprétation de petits écarts | Dix variantes déterministes et plages de rang consultables |
| Contrôles et grands en-têtes repoussaient la première question sur mobile | Entrée lente dans l’activité, petits textes | Interface centrée sur la situation ; corps à 16 px, choix lisibles, navigation secondaire |

## Couverture et données

28 situations, huit thèmes d’expérience. Dix-huit situations possèdent une dimension de référence CHES ; deux repères généraux restent descriptifs ; huit choix de politique publique sont nominaux, sans chiffre politique attribué.

Les données CHES utilisées concernent les directions de dix partis français en 2024, évaluées par onze experts au total. L’effectif varie selon le parti et la dimension. Les opinions des candidats de 2027 ne sont pas mesurées directement. La présence d’un dossier auprès d’un parti est une information de rattachement, pas une validation de toutes ses positions.

| Thème comparable | Mesures en mode prudent | Minimum de réponses dans le thème |
| --- | ---: | ---: |
| Économie | 3 | 2 |
| Écologie | 1 | 1 |
| Immigration | 2 | 1 |
| Société | 3 | 2 |
| Europe & international | 1 | 1 |
| Institutions | 3 | 2 |

Le mode prudent dispose de 13 dimensions, chacune ayant au moins quatre avis pour chaque parti. Cinq autres dimensions ne passent pas ce seuil commun : services publics / impôts, nationalisme, politique étrangère européenne, politique face à la Russie et décentralisation. Le mode élargi admet 18 dimensions à partir de deux avis. Ni quatre ni deux ne constitue un seuil de validation statistique.

Les huit situations nouvelles enrichissent le portrait. Elles ne sont pas indirectement assimilées à une dimension idéologique générale. Nucléaire et écologie, par exemple, restent distincts.

La couverture n’est pas exhaustive : les sujets de santé, d’éducation ou de travail ne sont représentés que par un arbitrage chacun. Des domaines comme la fin de vie, le numérique, la culture, l’égalité entre femmes et hommes ou les modalités de la justice ne font pas l’objet d’un module complet. Ajouter des items exige des données comparables et des prétests, pas seulement une liste plus longue.

## Codage

Les modalités ordinales utilisent des identifiants stables. Leur code numérique est 0, 0,25, 0,5, 0,75 ou 1 ; il est reporté linéairement sur l’étendue de la dimension CHES, y compris les échelles européennes 1–7. Les situations complémentaires ont des modalités nominales sans valeur numérique.

Les distances régulières entre modalités sont une hypothèse. La correspondance entre une situation concrète et une appréciation experte globale demeure une adaptation éditoriale, non une équivalence validée. Une position intermédiaire est un choix explicite ; les deux formes d’abstention ne sont jamais codées 0,5.

Le sens visuel des échelles alterne entre situations ; l’ordre interne d’une échelle ordinale est conservé. Les lettres A–E ne portent aucun score. Cette alternance fixe ne constitue pas une expérimentation aléatoire entre utilisateurs et n’élimine pas les effets de primauté. Le codage est téléchargeable avec l’intégralité des formulations.

Les situations ne nomment pas de partis ni de candidats et n’affichent aucun rapprochement avant le bilan. Elles évitent les promesses chiffrées et présentent les arbitrages comme hypothétiques. Certaines options intermédiaires et formulations institutionnelles peuvent encore induire des interprétations ou une désirabilité sociale ; ces effets demandent des tests humains.

## Calcul

Une dimension est admissible seulement si tous les partis ont une moyenne et des quartiles finis, dans les bornes de l’échelle, des quartiles ordonnés et un effectif entier au moins égal au seuil choisi. La même liste de dimensions est utilisée pour les dix partis.

Pour une réponse j et un parti p :

- x(j) = minimum de l’échelle + code de la réponse × amplitude de l’échelle ;
- d(j,p) = |x(j) − moyenne du parti| / amplitude ;
- poids personnel u(j) = 2 si prioritaire, 1 sinon ;
- D(thème,p) = somme de u(j) × d(j,p) / somme des u(j), sur les réponses comparables du thème ;
- écart(p) = 100 × moyenne des six D(thème,p).

Chaque thème pèse ainsi un sixième, y compris après activation d’une priorité. Une priorité ne change rien si une seule réponse est disponible dans le thème. Les questions passées sont retirées, sans imputation. Pour limiter la fragilité d’un thème peu renseigné, le minimum est la moitié de ses questions éligibles, arrondie au supérieur.

Le seuil global est max(10, plafond(0,8 × nombre de questions éligibles)) : onze réponses sur treize en mode prudent, quinze sur dix-huit en mode élargi. Les six thèmes doivent tous atteindre leur minimum. Ce sont des règles de conception explicites, non des seuils empiriquement validés.

L’écart est compris entre 0 et 100. Il ne s’agit pas d’un pourcentage d’accord, d’une probabilité ni d’une mesure causale. Les égalités numériques reçoivent le même rang. Le tri alphabétique ne les départage pas sur le fond ; les égalités au troisième rang sont conservées dans les rapprochements affichés.

## Analyse de sensibilité

Dix calculs sont effectués à partir du même corpus admissible et des mêmes réponses :

1. Référence : distance absolue, thèmes équilibrés, priorités personnelles.
2. Sans les priorités personnelles.
3. Poids initial identique de chaque question, priorités conservées.
4. Racine de la moyenne pondérée des écarts normalisés au carré, avec mêmes poids.
5–10. Retrait successif de chacun des six thèmes.

Pour chaque parti, l’interface expose les rangs minimum et maximum observés et le premier rapprochement de chaque réglage. Si les premiers rapprochements changent, le résultat le signale.

Ces variantes sont des tests de dépendance à la méthode. Elles ne sont pas des tirages d’une population, donc aucune probabilité ni intervalle de confiance n’en découle. Elles ne propagent pas toutes les incertitudes liées aux experts, à l’ancienneté des positions ou aux situations. Les quartiles des avis sont présentés dans les détails à titre descriptif.

## Vérifications réalisées sur le calcul

- Vingt-huit identifiants uniques, dix-huit dimensions rapprochables, deux repères généraux et huit situations nominales.
- Bornes exactes 0 et 100 sur un jeu artificiel à deux partis opposés ; réponses intermédiaires à distance 50 et rangs ex æquo.
- Cas calculable à la main : une réponse extrême opposée dans un thème à deux questions vaut 100/12 ; sa priorité double donne 100/9.
- Somme des poids égale à un dans chaque thème, y compris avec des priorités.
- Aucun effet des choix réservés au portrait sur le classement.
- Invariance au réordonnancement visuel des modalités et à l’ordre d’entrée des partis.
- Refus d’un résultat si un thème manque, même quand le nombre global de réponses semblerait suffisant.
- Exclusion commune d’une dimension lorsqu’une donnée d’un parti manque, est invalide ou sous le seuil.
- Contrôle des dix variantes de sensibilité, des rangs et des ex æquo.
- Deux cents profils synthétiques déterministes : résultats finis dans les bornes et même base de comparaison pour tous les partis. Ces profils ne sont pas des répondants humains.

Diagnostic de l’option médiane partout : RE, MoDem et Horizons apparaissent comme premiers rapprochements dans ce corpus. Ce diagnostic reflète la géométrie choisie et ne démontre ni un biais partisan ni une validité prédictive. L’usage systématique d’une option médiane doit être étudié lors des prétests.

## Vérifications de l’interface réalisées

Parcours manuel automatisé dans le navigateur de prévisualisation : les 28 situations ont été complétées, avec priorité personnelle, puis le bilan a été inspecté. Les retours en arrière conservent les réponses ; la navigation directe permet de changer de situation. Une réponse peut être revue depuis le bilan puis le bilan rejoint directement. Les deux motifs de passage sont distincts ; une couverture insuffisante bloque les distances tout en laissant le portrait accessible.

Les trois lectures du bilan, le passage de 13 à 18 mesures avec le mode élargi, les détails des écarts, les dix variantes, la revue par thème et l’ouverture des références CHES ont été contrôlés.

Les largeurs de cadre 320, 390, 768 et 1440 px ont été examinées. Les graphiques et cartes de résultats se réorganisent sans débordement horizontal constaté. Un chevauchement de cellules lors du doublement de la taille du texte a été corrigé et revérifié. Il s’agit d’un contrôle de navigateur à différentes largeurs, pas d’un essai sur iPhone physique ni d’une certification d’accessibilité.

La vérification TypeScript et le contrôle du moteur de calcul passent. Ces vérifications techniques ne constituent pas une validation auprès d’utilisateurs.

## Protocole de validation à mener — non réalisé

1. Relecture indépendante : plusieurs spécialistes codent séparément chaque situation et chaque modalité ; documenter les désaccords, puis fixer une version avant étude. Vérifier particulièrement les équivalences avec CHES et les options intermédiaires.
2. Entretiens cognitifs : recruter des profils variés en âge, formation et familiarité politique ; faire reformuler la situation et expliquer le choix. Repérer les termes mal compris, les choix manquants et les réponses déterminées par un détail non prévu.
3. Prétest comparatif : comparer aléatoirement les versions de formulation et les sens d’échelle. Mesurer les abandons, temps de réponse, motifs de non-réponse et effets d’ordre, avec un protocole de consentement distinct. L’app actuelle ne collecte pas ces données.
4. Test–retest : proposer la même version lors d’un second passage à intervalle défini à l’avance ; distinguer instabilité de mesure et véritable évolution d’opinion. Définir l’effectif requis en fonction de la précision recherchée, sans nombre arbitraire présenté comme suffisant.
5. Validité externe : comparer les dimensions à un instrument externe pertinent. Une auto-étiquette gauche/droite ou un vote déclaré ne constitue pas à elle seule un étalon objectif. Ne pas optimiser le questionnaire pour prédire artificiellement un parti particulier.
6. Analyse dimensionnelle : vérifier l’organisation réelle des réponses avant toute agrégation supplémentaire. Un alpha global élevé n’est pas un objectif pertinent pour un ensemble de préférences politiques volontairement multidimensionnel.
7. Transparence : publier la version, le recrutement, les exclusions, les résultats des tests et leurs limites. Recueillir toute donnée politique uniquement avec information et consentement adaptés ; le questionnaire en ligne conserve pour l’instant ses réponses uniquement en mémoire.

## Sources de méthode

- [CHES Europe — jeux, codebook et questionnaires 2024](https://www.chesdata.eu/ches-europe/) : corpus et définitions des positions des directions de partis. Données françaises issues du corpus vérifié de Repères ; les réponses individuelles et les agrégats restent dans le dépôt.
- [Rovny et al., Electoral Studies, 2025](https://doi.org/10.1016/j.electstud.2025.102981) : publication décrivant l’enquête 2024.
- [Pew Research Center — Writing Survey Questions](https://www.pewresearch.org/writing-survey-questions/) : principes de formulation, options, effets d’ordre et prétests.
- [AAPOR — Best Practices for Survey Research](https://aapor.org/standards-and-ethics/best-practices/) : bonnes pratiques de conception, prétest et transparence.

Les deux guides méthodologiques ont été consultés le 19 septembre 2026. Ils ne certifient pas cet instrument. Les formulations sont celles de Repères, pas un questionnaire validé par CHES, Pew ou AAPOR.
